mardi 26 mai 2009

Hyenville "Diaporama"

Pour voir le diaporama en plein écran cliquez sur le titre

Hyenville

Pour les photos cliquez sur le titre


Hyenville est une commune située dans le département de la Manche (région de Basse-Normandie). La ville de Hyenville appartient au canton de Montmartin-sur-Mer et à l'arrondissement de Coutances. Les habitants de Hyenville s'appellent les Hyenvillais et étaient au nombre de 269 au recensement de 1999. La superficie est de 3.4 km².. Elle se situe géographiquement à une altitude de 30 mètres environ
Le texte le plus ancien mentionnant l’histoire de la paroisse de Hyenville est daté 1162. A cette époque, la commune était importante au plan économique grâce à une foire renommée qui attirait suffisamment de marchands pour nécessiter " gué et garde " Au 19° siècle, l’industrie était encore importante avec les fours à chaux qui exploitaient le calcaire du sous sol de Montmartin, Regnéville, Montchaton et Hyenville. Située au bord de la Sienne, la minoterie a également cessé son activité.
Le patrimoine de la commune est riche de trois manoirs qui ne se visitent pas, mais qui s’aperçoivent à l’occasion du circuit de randonnée de 8km dont le plan et le départ se situent sur la place de l’église récemment aménagée avec la rénovation d’un oratoire à l’angle de la place.
Le manoir du Marais, propriété au 19ème siècle du célèbre corsaire malouin Surcouf, possède une belle façade du 16ème siècle. Le manoir de Hyenville, autrefois siège d’un fief seigneurial qui couvrait la totalité de la paroisse, fut pendant 2 siècles la propriété de la famille Grimouville. La propriétaire actuelle a obtenu en 1990 le prix départemental des vieilles maisons françaises.
La visite du cimetière est conseillée grâce à la belle perspective sur la campagne environnante, l’église de Montchaton, les bords de Sienne avec la minoterie et l’ancienne distillerie d’Orval. Des panneaux d’information signalent les sites les plus remarquables de la région.



26 mai, rando à Hyenville ? Encore une ? mais qui nous mène ?
Remplaçant Jacques défaillant, il a bien fallu improviser
Et comme souvent, c’est encore Christian qui se démène
Pour nous guider sur les chemins par lui, si bien maîtrisés,
Sur le parking de l’église, venus en grand nombre
Ils étaient cinquante, tous prêts à suivre son ombre
Ah ce Christian, c’est quand même un phénomène !

Petits chemins, petits hameaux, jardins arborés
Plaisir des yeux, autant de ravissements assurés
Frontière ténue, frontière invisible
C’est maintenant Montchaton que nous parcourons
Olivier, Croupet, Gouëlle, les Landes, un marathon
Qui apporte tant de plaisirs indicibles.

Il fait beau., la bonne humeur se répand, communicative.
Egales à elles mêmes Agnès et Marie-Jeanne rayonnent
Ange, bougon mais gardien fidèle n’a pas d’autre alternative
Que de veiller à une sécurité qui peut sembler tatillonne
Un peu en retrait, Andrée âme un peu vindicative
Mais qui bientôt participera elle aussi à cette joie roborative

Abel prend tous les risques
Facétieux, intrépide, il intrigue les dames, il épate
Sans assurance multirisque
Il saute les barrages, demain client de l’ostéopathe.
Il prouve pour le moins qu’il n’est pas en carton-pâte
Mais gare aux ménisques !

Le sang coule, le sang jaillit
Mais c’est notre Président qui a la joue ensanglantée
Soins, pansements au défailli
Il faut le sauver, car sans lui, nous serions désorientés
Sparadrap, ciseaux ; Antoine s’affaire sur l’accidenté
Qui a la vie, soudain rejaillit

Terrain lourd Un peu de boue dans le chemin
Voilà Evelyne qui perd pied
Glissade assurée malgré un effort surhumain
Que nenni, pas de marche pied
Chaussures hier encore immaculées
Aujourd’hui tristement maculées.

Le clocher de Hyenville apparaît
La randonnée s’achève
Treize kilomètres dans les jarrets
Maintenant c’est la trêve
Merci Christian, tu as été à la hauteur de ta tâche
En nous conduisant avec autant de panache.

André

mardi 19 mai 2009

Agon (diaporama)

Pour le plein écran cliquez "ici"

mardi 12 mai 2009

St Vaast la Hougue "diaporama"

Pour le plein écran cliquez sur le titre.
------------------------------------------------

_________________________________________________

St Vaast la Hougue

Pour voir les photos cliquez sur le titre.


Seul port de la Manche s'ouvrant sur l'Est, à l'abri des vents de l'Océan, le port de Saint-Vaast la Hougue jouit d'une grande sécurité. C'est une escale idéale pour les bateaux qui viennent de l'Est et du Nord avant de contourner la péninsule du Cotentin et de mettre le cap sur les Iles Anglo-Normandes et la Côte Nord de la Bretagne.
Saint-Vaast est un joli port où se côtoient pêcheurs et plaisanciers dans un site dominé par 2 tours fortifiées construites sous Louis XIV, selon les plans du célèbre commissaire général des fortifications de l'époque, Sébastien de Vauban.

Site Historique
Après la fameuse bataille de la Hougue en 1692, l'élève ingénieur Benjamin de Combes, collaborateur de Vauban, construit en 1694, deux tours :
le Fort de la Hougue et le Fort de l'Ile Tatihou
L'Ile Tatihou est aujourd'hui un site muséographique et touristique qui accueille environ 50 000 visiteurs par an.
On peut y découvrir le musée maritime, la tour Vauban, l'observatoire ornithologique, et le Fort de la Hougue, tour édifiée sur les plans de Vauban en 1694.
La chapelle des Marins est située en face de la rade sur un rocher. C'est le cœur de l'ancienne église, démolie en 1864. Son abside circulaire romane date du XIe siècle
Eclairée par de petites fenêtres, on y remarque des modillons qui soulignent le larmier des corniches.
La tour Vauban qui se trouve sur l'île de Tatihou se voit du port , le Fort de la Hougue très semblable mais plus imposant a été édifié sur un bras de terre formant la baie de Morsalines. Saint-Vaast est devenu célèbre en 1692 suite à la bataille navale dite "de la Hougue" qui opposa la Marine royale française aux troupes anglo-hollandaises.
Au XVIIIème siècle, le Cotentin n'avait pas de port militaire capable de le défendre, alors que les Anglais menaçaient ses côtes régulièrement. En 1756, on décida alors de charger l'ingénieur militaire Jean Jacques du Portal et quatre autres membres du Génie, d'élaborer à la Hougue même des projets de port, en collaboration avec des officiers de la Marine.

La bataille de la Hougue (1692), perdue par les Français, avait souligné l'intérêt d'un site aménagé dans les environs de Saint-Vaast. En quelques mois, la majorité des études préalables fut réalisée, mais les projets subirent des retouches pendant une dizaine d'années, la guerre de sept ans (1756-1763) retardant puis annulant leur réalisation. Pourtant, la Hougue "port de Roi", "port de Mars", fut un rêve, un idéal et le resta. Saint-Vaast et ses environs eurent un destin finalement moins glorieux que Cherbourg.

Ce n’est pas un euphémisme de dire qu’il pleuvait dru à St Vaast.
En dépit du mauvais temps, ils étaient nombreux, ce mardi 12mai, regroupés autour de Michel et de Bernadette, les deux éclaireurs de cette randonnée.
Sous le regard impénétrable du Président, et lui faisant rempart de leur corps la plupart des hiérarques de Dunes et Bocage étaient présents.
Il y avait là, l’inamovible Ange, qui arborait fièrement son gilet fluorescent, tout en opinant du chef, Christian, habillé d’un ciré jaune d’emprunt qui lui seyait comme un gant, muni comme toujours de son objectif, prêt à immortaliser une scène, Evelyne les mains sur les hanches et le regard dans le vague, Thérèse, arborant la mine réjouie des gens éternellement satisfaits.
Jacky, le trésorier, semblait absorbé, peut-être occupé à compter mentalement les quelques euros, (en plus ou en moins), qui lui permettraient d’équilibrer, si possible, les comptes de l’Association.
Francis, affichait sa mine des mauvais jours. Il est a parier que l’absence de sa chère Jeannine lui manquait terriblement.
Maryse, emmitouflée jusqu’au cou, pouvait être contrariée de ne pouvoir étaler le hâle de sa peau après un long séjour guadeloupéen, alors qu’au contraire Marie-Jo pouvait être heureuse de cacher ses blancheurs, les habituels frimas Gouvillais ne lui permettant pas de bronzer.
Votre " serviteur ", éternel couvre-chef vissé sur la tête, observait, et déjà, réfléchissait à la manière dont il allait rendre compte de cette journée, ainsi qu’aux modalités lui permettant de" taguer " à sa façon certains randonneurs.
Ainsi en était-il ce jour là de la " nomenklatura " de l’association. Les autres membres du staff avaient quand eux déclaré forfait.
Exit, Françoise, Jean-François, Corinne

Les adhérents, ceux qui n’avaient été effrayés ni par la pluie, ni par une marche à la journée, étaient là, eux aussi, les yeux rivés sur les lèvres du Président, attendant que ce dernier prononce la parole salvatrice qui allait les libérer de leur attente.
On pouvait reconnaître Danièle, que rien, n’y personne ne pourrait jamais arrêter, Mireille, mâchoires serrées qui attendait sagement, tandis qu’Agnès, sans doute, songeait déjà aux fleurs qu’elle s’empresserait de cueillir, le moment venu.
Il y avait là aussi, Marie-Jeanne, encore sous le coup de son récent anniversaire.
(C’était samedi, mais nous n’avons guère vu les bulles)
Parmi les participants, il y avait encore cet autre Jacky, stature imposante que les yeux ne pouvaient pas, ne pas entrevoir, et puis Alain, Gisèle, Jacques, Jean-Claude, Colette, Claudine, Jean-Pierre, Catherine, Jeanine B ; Ginette, Huguette, Michèle, Nicole, Gérard, Annick, Louis, et tous les autres dont les noms m’échappent parce que nouveaux ou alors tellement discrets qu’ils échappent à tout inventaire visuel.
Bref tout ce monde, (ce beau monde devrai-je dire) était prêt pour vivre ensemble une sympathique journée à Saint-Vaast la Hougue dans le cadre enchanteur du Val de Saire.
Beau spectacle que tous ces personnages engoncés dès la première heure dans des capes de toutes les couleurs, formant un ballet multicolore du plus bel effet.
Après le départ donné par Daniel, la randonnée de ce mardi devait d’ailleurs tenir toutes ses promesses de convivialité, et de bonne humeur, en dépit du mauvais temps
Les organisateurs, (Bernadette et Michel) eurent la satisfaction d’enregistrer une participation de 44 volontaires, ce qui en soi, peut-être considéré comme une belle performance, compte tenu de la météo désastreuse.
Quarante quatre marcheurs éclairés qui ont pu repartir avec leur lot d’impressions sur ce Cotentin dont la diversité du paysage est si riche
Certes le mauvais temps ne devait pas permettre d’en profiter pleinement.
Dommage, car cet environnement original est une véritable invitation à se laisser surprendre.
Le site du fort de St-Vaast est déjà, en lui-même, superbe et prestigieux.
L’UNESCO vient d’ailleurs de le reconnaître en classant les deux tours jumelles datant de Vauban à l’inventaire du patrimoine mondial.
Dès le départ, noyée dams la brume, chacun pouvait apercevoir l’île de Tatihou.
" Petit bout de terre où se mêlent un patrimoine culturel exceptionnel et une nature préservée, Tatihou tient son joli nom des Vikings qui peuplèrent la Normandie. Port de départ des troupes de Guillaume Le Conquérant avant la conquête de l'Angleterre, Saint-Vaast a vu son nom entrer dans l'histoire lors de la bataille de La Hougue en 1692. La splendide petite île, véritable paradis ornithologique, se transforme en presqu'île à marée basse, toujours accessible en véhicule amphibie. Adorable et charmante, elle est dominée par la tour Vauban et ses fortifications. Murs en granit et toits en schistes des habitations se fondent en harmonie dans les couleurs du littoral, de ses dunes et de ces rochers lacérés par les embruns ".

Tout au long de cette journée, les randonneurs purent progresser tantôt sur les chemins qui serpentent dans le bocage, tantôt sur l'incontournable sentier des douaniers.
Quelques écueils devaient se présenter sur le trajet, inondations, barbelés à franchir, autant d’obstacles qu’ il fallut vaincre.
Situations parfois cocasses, où la souplesse de certains devait être mise à dure épreuve, provoquant l’hilarité générale.
Précieux moments de convivialité, de solidarité, et de bonne humeur communicative.
Après 13 km, et des côtes toutes plus abruptes les unes que les autres, ce fut l’arrivée à La Pernelle, où grâce à l’initiative des organisateurs une salle attendait les marcheurs pour le pique-nique.
Heureuse intervention, s’il en est ! Songez, s’il eut fallu se restaurer dans la campagne sous la pluie.
Que dit-on alors " merci les organisateurs ".
Le kir offert par l’association fut apprécié, avant que chacun extirpe de son sac, qui son sandwichs, qui sa compote , ou ses œufs durs.
Echange de boissons. Certains prévoyants avaient amené leur thermos, proposant du café à leur entourage.
Au milieu du repas Jeannine et Josette arrivèrent, telles deux stars, et acclamées comme telles par un public qui leur était déjà acquis.
Elles arrivaient seulement, ne devant effectuer que la randonnée de l’après-midi. Seul bémol, dans leur voiture elles détenaient le repas de leurs compagnons.
A défaut de pouvoir consommer comme tout le monde, Francis et Jean-Pierre rongeaient leur frein en attendant leurs belles.
Ces dernières, munies d’un itinéraire récupéré auparavant sur Internet et d’un GPS avaient trouvé le moyen de se perdre sur nos belles routes normandes.
Pauvre Josette, pauvre Jeannine.
A la maison, ce sont sans doute de fins cordons bleus.
Pour ce qui est du sens de l’orientation, la question peut se poser.)
Moments d’allégresse générale . A ce stade de l’histoire chacun est autorisé à (sou) rire.
Retapés, regonflés à bloc, les marcheurs purent amorcer le retour.
La pluie du matin, s’était transformée en léger crachin, et les routes plus descendantes que montantes.
Dans ces condition le port de St Vaast fut vite atteint.
Il fallut alors, faire face à un fort vent venant du large
Forêts de grands mâts dressés qui claquent. Vibrassions des cordage, drisses qui sifflent.
Photos du bateau " Le Marité " venu faire escale dans le bassin pour des travaux de restauration.
Arrêt et visite de la chapelle des marins
Et puis, après 23 km500, mission accomplie, ce fut enfin l’arrivée sur le parking.

Le mauvais temps a quelque peu terni cette sortie, qui demeurera cependant dans les cœurs comme une belle expérience.
Qu’il pleuve ou qu’il vente, il ressort de ces sorties à la journée, qu’elles sont l’occasion pour tout un chacun de faire plus ample connaissance, si ce n’est de nouer de véritables amitiés
Alors, n’est-ce pas cela l’essentiel ?

Si tu as choisi d’être adhérent de " Dunes et Bocage "
C’est sans doute que tu as la camaraderie en partage
Alors, chaque mardi tu peux esquisser quelques pas
Et, au milieu de nous tous, l’amitié tu nous apporteras.

Sache que tu es le bienvenu à Dunes et Bocage
Jeune ou vieux, chez nous, il n’y a pas d’âge
Pour parcourir les sentes et petits chemins
De Gouville, Pirou, et notre beau Cotentin.

Mardi prochain, tes pas te conduiront vers l’église d’Agon,
C’est Corinne qui conduira un train constitué de compagnons.
Comme toujours, Daniel veillera sur toi en véritable maître ,
C’est sereinement que tu boucleras tes neuf à dix kilomètres.

André

mardi 5 mai 2009

Ancteville diaporama

Pour accéder au diaporama cliquez sur le titre

Ancteville

Ancteville est une commune située dans le département de la Manche (région de Basse-Normandie). La ville d'Ancteville appartient au canton de Saint-Malo-de-la-Lande et à l'arrondissement de Coutances. Les habitants d'Ancteville (Anctevillais et Anctevillaises) étaient au nombre de 204 au recensement de 1999. La superficie est de 7.8 km².. Elle se situe géographiquement à une altitude de 60 mètres environ.
M. Le Maire : Daniel LAMY

Un peu d'histoire ...
- Découvrir :

La fontaine St Méen, en bas du cimetière dont l’eau a la réputation de guérir une maladie de peau appelée rifle ou psora.
L’église construite à partir du XIIIème siècle - Nef d’époque romane - Porche de style gothique du XVIème - clocher avec un toit en bâtière du XVIème - chœur gothique repris à l’époque moderne du XIXème. A l’intérieur elle possède plusieurs statues anciennes dont St Pierre, polychromie du début XVIème et la Vierge à l’enfant du XVIème, ainsi que des fonts baptismaux du XIIIIème, classés monuments historiques

La vie à Ancteville est rythmée par les activités agricoles bien que la plupart de la population active travaille dans des entreprises industrielles ou artisanales du Pays de Coutances.
3 manoirs du XVIème siècle : La Foulerie, La Jacoperie, La Renaudière Juhel
Célébrités :
Raymond Delisle est un coureur cycliste manchois, né le 11 mars 1943 à Ancteville.
Il a commencé sa carrière en 1961.
Il est passé professionnel en 1965.
Il a mis fin à sa carrière en 1977 : il est devenu hôtelier à Hébécrevon.
Palmarès
Champion de France sur route 1969
Champion de France par équipe 1964
Vainqueur du Tour du lac Léman 1963

Tour de France
12 participations
Maillot jaune du Tour de France 1976 pendant deux jours
Victoire dans la 12e étape Port-Barcarès-Pyrénées 2000 du Tour de France 1976
Victoire dans la 16e étape Castelnaudary-Luchon du Tour de France 1969
4e du Tour de France 1976 (2e Français)
9e du Tour de France 1977 (3e Français)
11e du Tour de France 1970 (2e Français)
11e du Tour de France 1973 (4e Français)
12e du Tour de France 1974
23e du Tour de France 1966
26e du Tour de France 1967
37e du Tour de France 1969
77e du Tour de France 1971


C’est dans ce charmant petit village d’un peu plus de 200 habitants situé dans le vert bocage du Coutançais, que les randonneurs des Dunes et bocage se sont donnés rendez-vous ce mardi 5 mai 2009, pour une randonnée dirigée par nos deux, non moins charmantes hôtesses : Huguette et Thérèse.


A leur suite, les marcheurs présents se sont engouffrés dans les nombreux petits chemins encaissés ombragés, balisés, et fort bien entretenus.
Malgré le temps gris et menaçant, quatre vingt candidats à la marche avaient tenu à être présents.
Songez que même un militaire est venu s’intégrer au groupe.
Mais de quelle caserne sortait-il celui la ?
Même pas adhérent, tombé là comme le cheveu dans la soupe. Mais bon, les miracles, cela existe, la preuve.
Treillis léopard, rangers luisants de propreté, béret vissé sur la tête , démarche altière, sans doute quelque général en goguette, à moins que ce ne fût qu’un malheureux bidasse.
Oui, je ne le sais que trop, mes connaissances en habits militaires sont proches de zéro, mais est-il utile de le préciser, car vous aurez deviné que je ne suis pas fichu de faire la différence entre un galonné ou un deuxième classe.
Peut-être n’était-ce qu’un nostalgique de l’armée ? Soldat perdu en attente d'une prochaine guerre.
.
Mais au fait, la vente de surplus militaires, cela existe.
Pariez qu’à la prochaine randonnée, je me présenterai à vous en tenue de colonel.
Ben mon colon, on n’aura pas fini de rigoler dans le Landernau.
Bon, j’arrête là mes sarcasmes, car ce n’est pas bien de gloser de la sorte sur son voisin.
D’autant plus, que j’ai encore tant de personnes sur lesquelles j’ai envie de me défouler.
Tiens la petite " Mimi " par exemple.
Ben quoi, Mimi, vous ne la connaissez pas ?
Voyons, Michelle, si vous aimez mieux !
Son rire tonitruant s’entend à des kilomètres à la ronde. Toujours d’humeur égale, espiègle comme pas une. Si je vous en parle c’est parce qu’aujourd’hui c’était une " revenante ".
Tant de semaines à ne plus entendre ses expressions à " l’emporte pièce ". Paroles, paroles.
Cela nous manquait, et nous n’avons pas été déçus. Toujours égale à elle-même. (Si vous ne l’avez pas entendue dans la rando, je vous conseille de prendre rapidement un rendez-vous avec un spécialiste de l’audition).
Fidèle à personne, comme elle se complaît à le dire , mais fidèle a elle même. C’est très bien " Mimi ", Le traitement est approprié. Il faut le continuer pour notre plus grand plaisir.
Ah ! encore une revenante : Josiane. Disparue elle aussi quelque temps, et réapparue comme par enchantement.
Des revenants, il y en avait dans cette randonnée.
Tiens, Marie-France et Gérard, ou bien encore Chantal. Beaucoup plus discrets ceux là.
Ne pas oublier Christine, qui ayant terminé son périple à Madère et à je ne sais quelle autre contrée lointaine, a fini par regagner le giron associatif.
A noter, encore Colette. Retour en force, après un accident de montagne. Ah ! cette montagne, qui fracasse tant d’os ?. .
N’est-on pas mieux dans nos petits chemins ?
Petits chemins boueux parfois. C’était un peu le cas aujourd’hui. Mais bon, les chutes dans la boue, quand elles arrivent, sont amorties, et on en est quittes, après une bonne douche, et un cycle de machine à laver.

Au final, que de revenants, et j’en oublie sans doute. Heureusement, n’étant pas superstitieux, je ne crois pas aux fantômes.
Il est vrai que les créatures que j’ai rencontrées me semblaient bien constituées de chair et de sang.
Retrouvailles chaleureuses.
Nous avons bouclé une rando de 8 km, dans la bonne humeur.
Instants de pure convivialité. Il ne m’en fallait pas plus pour retrouver un peu de sérénité.
André.

PS : Je remercie les personnes qui m’ont prodigué leurs encouragements.
Qu'elles sachent que je n'y ai pas été insensible.

_____________________________________________________________________